Recette du far breton aux pruneaux traditionnel
Découvrez la véritable recette du far breton breton aux pruneaux. Préparation facile, astuces pour éviter les erreurs et saveurs authentiques. Testez-la dès maintenant !

Mélangez 250 g de farine avec 250 g de sucre, incorporez 4 œufs battus, puis délayez progressivement avec 1 litre de lait tiède. ajoutez 400 g de pruneaux dénoyautés et une pointe de rhum pour obtenir un authentique far breton aux pruneaux. Cette spécialité bretonne, appelée "farz forn" en breton, se caractérise par sa texture moelleuse entre flan et gâteau, parfaite pour les goûters en famille ou les desserts de fin de repas.
Comment préparer un far breton aux pruneaux traditionnel ?
Pour préparer un recette far breton aux pruneaux traditionnel, vous aurez besoin de 250 g de farine, 250 g de sucre, 4 œufs, 1 litre de lait, 400 g de pruneaux dénoyautés et 30 g de beurre demi-sel. Cette recette bretonne traditionnelle, transmise de génération en génération dans les familles bretonnes, demande une préparation simple mais quelques précautions pour un résultat optimal.
L'origine du far breton remonte aux traditions bretonnes maritimes. Les marins emportaient des pruneaux d'Agen lors de leurs voyages, qu'ils échangeaient contre de la morue. Ces fruits secs, riches en nutriments et faciles à conserver, ont naturellement trouvé leur place dans cette pâtisserie populaire.
Le secret réside dans l'ordre de mélange des ingrédients et le respect des temps de repos, qui permettent d'obtenir cette texture si particulière, ni trop ferme ni trop liquide.
Ingrédients nécessaires
Vous aurez besoin de farine de blé type 55, de sucre en poudre, d'œufs entiers, de lait entier, de pruneaux d'Agen dénoyautés et de beurre demi-sel pour la version traditionnelle. Comptez environ 8 à 10 euros pour réaliser un far de 8 personnes, ce qui en fait un dessert particulièrement économique.
Pour 6 à 8 personnes :
- 250 g de farine de blé
- 250 g de sucre en poudre
- 4 gros œufs
- 1 litre de lait entier
- 400 g de pruneaux d'Agen dénoyautés
- 30 g de beurre demi-sel
- 1 pincée de sel fin
- 2 cuillères à soupe de rhum ambré (optionnel)
- 1 cuillère à café d'extrait de vanille
Privilégiez des pruneaux moelleux et de belle taille. Si vos pruneaux paraissent secs, faites-les tremper 15 minutes dans du thé tiède ou directement dans le lait de la recette légèrement chauffé. Cette astuce leur redonnera du moelleux.
Étapes de préparation détaillées
Mélangez d'abord les ingrédients secs dans un grand saladier, créez un puits au centre et incorporez les œufs un par un en fouettant énergiquement. Le lait doit être ajouté progressivement, par petites quantités, pour éviter les grumeaux.
Étape 1 : La pâte de base
Tamisez la farine dans un saladier avec le sucre et la pincée de sel. Creusez un puits au centre et cassez-y les œufs. Battez au fouet en incorporant petit à petit les ingrédients secs depuis les bords.
Étape 2 : L'incorporation du lait
Versez le lait tiède en trois fois, en fouettant constamment pour obtenir une pâte lisse et homogène. La consistance doit rappeler celle d'une pâte à crêpes épaisse. Ajoutez le rhum et la vanille si vous en utilisez.
Étape 3 : Le repos indispensable
Laissez reposer la pâte 1 heure à température ambiante. Ce temps permet à la farine de s'hydrater complètement et donne au far sa texture caractéristique.
Étape 4 : La cuisson
Préchauffez le four à 220°C. Beurrez généreusement un plat à gratin rectangulaire (29 x 23 cm environ) ou un moule rond de 26 cm. Répartissez les pruneaux au fond, puis versez la pâte dessus. Enfournez 20 minutes à 220°C, puis baissez à 180°C et poursuivez 30 minutes sans ouvrir le four.
Quelles sont les astuces pour réussir votre far breton ?
Pour un far breton réussi, laissez impérativement reposer la pâte au moins une heure et utilisez des pruneaux de qualité, moelleux et parfumés. La texture finale dépend en grande partie de ces deux éléments, souvent négligés par les cuisiniers pressés.
Le choix du plat de cuisson influence également le résultat. Un plat en terre cuite traditionnelle donne une cuisson plus homogène qu'un moule métallique. La matière retient mieux la chaleur et permet au far de développer tous ses arômes.
Une astuce de grand-mère : roulez légèrement les pruneaux dans un peu de farine avant de les disposer dans le plat. Cette technique empêche qu'ils tombent tous au fond pendant la cuisson et assure une répartition uniforme.
Astuces de cuisson
Baissez la température après 20 minutes de cuisson à 220°C pour éviter qu'il ne se dessèche. Cette méthode en deux temps – forte chaleur initiale puis température modérée – reproduit la cuisson au four à bois d'autrefois.
Ne jamais ouvrir le four pendant la première heure de cuisson ! Cette règle d'or évite l'affaissement du far. La vapeur d'eau qui s'échappe brutalement peut faire retomber la préparation et compromettre sa texture aérée.
Pour vérifier la cuisson, plantez la pointe d'un couteau au centre : elle doit ressortir avec quelques particules humides mais pas liquides. Le far continue de cuire quelques minutes après sa sortie du four grâce à la chaleur résiduelle.
Si vous possédez un four à chaleur tournante, réduisez la température de 20°C et surveillez plus attentivement : ce type de cuisson a tendance à assécher plus rapidement.
Comment savoir si le far est cuit ?
Le far est cuit lorsque le centre reste légèrement tremblotant mais que la surface présente une belle coloration dorée. Cette texture "ni trop ferme, ni trop molle" s'acquiert avec l'expérience mais quelques signes ne trompent pas.
Observez la surface : elle doit être dorée de manière uniforme, avec peut-être quelques zones légèrement plus foncées autour des pruneaux. Ces petites variations de couleur sont normales et même recherchées.
Au toucher, le far doit résister légèrement sous la pression du doigt mais reprendre sa forme immédiatement. S'il reste marqué, prolongez la cuisson de 5 à 10 minutes.
Le temps de cuisson varie selon votre four et l'épaisseur de votre far. Un plat plus large donnera un far plus fin qui cuira plus vite. Dans ce cas, surveillez à partir de 35 minutes de cuisson totale.
Quelles variantes du far breton peut-on essayer ?
Vous pouvez décliner le far breton avec des pommes, des poires, des abricots ou même des fruits exotiques selon les saisons. Chaque fruit apporte sa personnalité tout en conservant l'esprit de cette pâtisserie bretonne ancestrale.
Les variantes régionales existent aussi : en Finistère, certaines familles ajoutent une pointe de cidre dans la pâte, tandis qu'en Morbihan, on trouve parfois des fars aux raisins secs macérés dans l'armagnac.
L'adaptation la plus populaire reste le far aux pommes, qui rivalise en popularité avec la version aux pruneaux. Les pommes locales bretonnes, moins sucrées que les pruneaux, demandent parfois un ajustement du taux de sucre.
Far breton aux pommes
Remplacez les pruneaux par 4 à 5 pommes (variété Reinette ou Boskoop de préférence) épluchées et coupées en quartiers fins. Cette version plus légère séduit particulièrement les enfants et permet de profiter des pommes bretonnes en automne.
Vous pouvez faire revenir rapidement les quartiers de pommes dans une poêle avec un peu de beurre et une cuillère de sucre. Cette précuisson caramélise légèrement les fruits et intensifie leur saveur dans le far.
Pour une version encore plus gourmande, ajoutez une pincée de cannelle ou quelques zestes de citron dans la pâte. Ces épices se marient parfaitement avec les pommes et apportent une note parfumée subtile.
Réduisez le sucre de la recette de base de 50 g si vos pommes sont très sucrées. Le far aux pommes demande une surveillance accrue car les fruits rendent plus d'eau que les pruneaux.
Far breton aux cerises
Utilisez 400 g de cerises dénoyautées, fraîches ou surgelées, pour une version estivale pleine de couleur et de fraîcheur. Les cerises acides comme les griottes donnent un contraste délicieux avec la douceur de la pâte.
Les cerises surgelées conviennent parfaitement : ne les décongelez pas avant utilisation pour éviter qu'elles rendent trop d'eau. Disposez-les directement dans le plat beurré.
Cette variante demande parfois un temps de cuisson légèrement supérieur car les cerises contiennent plus d'eau que les pruneaux. Comptez 5 à 10 minutes de plus selon la taille de vos fruits.
Pensez à réserver quelques cerises pour décorer le dessus du far avant d'enfourner. L'effet visuel est saisissant et annonce la saveur du dessert.
Far breton aux fruits exotiques
Ajoutez des morceaux de mangue, d'ananas ou de banane pour une touche tropicale originale qui surprendra vos convives. Cette version moderne respecte l'esprit du far tout en l'adaptant aux goûts contemporains.
La mangue, coupée en cubes d'environ 2 cm, apporte une douceur exotic et une texture fondante. Choisissez un fruit mûr mais encore ferme pour qu'il garde sa forme à la cuisson.
L'ananas frais, débarrassé de son cœur dur et coupé en morceaux, donne un far acidulé très rafraîchissant. Évitez l'ananas en boîte, trop sucré et trop mou.
Pour un far banane-chocolat, ajoutez 2 bananes en rondelles et 100 g de pépites de chocolat noir. Cette version gourmande fait sensation auprès des plus jeunes.
Comment conserver un far breton après cuisson ?
Conservez-le au réfrigérateur dans son plat de cuisson recouvert d'un film plastique, il se garde parfaitement 3 à 4 jours. La texture évolue légèrement : plus ferme le lendemain, il développe ses arômes et devient souvent encore plus savoureux.
Le far breton fait partie de ces desserts qui s'améliorent avec le temps. Les saveurs se mélangent et s'harmonisent, particulièrement si vous avez ajouté du rhum ou de la vanille dans la recette.
À température ambiante, consommez-le dans les 24 heures, surtout en été. Au-delà, les risques de développement bactérien augmentent à cause du lait et des œufs.
Pour servir, sortez-le du réfrigérateur 30 minutes avant la dégustation. Cette remise à température permet au far de retrouver son moelleux optimal.
Peut-on congeler le far breton ?
Oui, il se congèle très bien découpé en portions individuelles et emballé dans du film plastique puis placé dans un sac de congélation. Cette méthode pratique permet d'avoir toujours un dessert maison sous la main.
Congelez le far complètement refroidi, idéalement le lendemain de sa cuisson. Découpez-le en parts généreuses – comptez 6 à 8 portions par far – et emballez chaque morceau individuellement.
La durée de conservation au congélateur peut atteindre 3 mois sans altération du goût. Notez la date de congélation sur l'emballage pour un suivi optimal.
Pour les grandes occasions, vous pouvez congeler un far entier dans son plat de cuisson, à condition qu'il soit adapté au congélateur. Emballez-le soigneusement dans plusieurs couches de film plastique.
Comment réchauffer un far breton ?
Réchauffez-le au four à 150°C pendant 10 à 15 minutes selon l'épaisseur des portions pour retrouver sa texture moelleuse d'origine. Cette méthode douce préserve la texture sans dessècher le dessert.
Au micro-ondes, procédez par intervalles de 30 secondes à puissance moyenne pour éviter qu'il ne devienne caoutchouteux. Cette solution convient pour une portion individuelle mais reste moins savoureuse que le réchauffage au four.
Si vous réchauffez un far congelé, laissez-le d'abord décongeler lentement au réfrigérateur pendant 4 à 6 heures. Puis réchauffez-le comme un far réfrigéré.
Une astuce gourmande : badigeonnez légèrement la surface avec du beurre fondu avant de réchauffer. Cette technique redonne brillant et moelleux au far, comme s'il sortait du four.
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